Djokovic veut que plus de joueurs vivent du tennis
Même s’il ne fait pas partie des
signataires de la plainte déposée par l’Association des joueurs
professionnels contre les instances du tennis, Novak Djokovic est
d’accord avec de nombreux sujets de discorde, et espère notamment
une meilleure répartition des revenus afin que plus de joueurs
puissent vivre du tennis.
Si Carlos Alcaraz s’est totalement désolidarisé de la plainte
déposée par l’association des joueurs professionnels contre l’ATP,
la WTA, la Fédération internationale et l’Agence internationale
pour l’intégrité du tennis (qui lutte contre le dopage), ce n’est
pas le cas de Novak Djokovic. Même si le Serbe a participé à la
création de l’association, il ne fait pas partie des signataires de
la plainte, mais il soutient tout de même la démarche.
Dans des propos relayés par L’Equipe, l’homme aux 24
tournois du Grand Chelem en marge du Masters 1000 de Miami,
« Nole » a expliqué qu’il souhaitait que d’autres joueurs
s’impliquent : « J’ai été très actif sur les question
s »politiques » du tennis, à essayer de représenter les
joueurs au conseil des joueurs, à faire de mon mieux alors que ma
carrière battait son plein. Je pensais que c’était aussi
mon rôle de soutenir les joueurs et de me battre pour leurs droits.
En 20 ans sur le tour, j’ai vu des changements mais il y a des
changements fondamentaux qui n’ont pas encore eu lieu et j’espère
vraiment que les instances et les acteurs impliqués se mettront
d’accord », explique-t-il.
Djokovic : « On est
probablement autour de 400 à en vivre, ce qui n’est pas
assez »
Les revendications de l’association des joueurs sont nombreuses
(répartition des revenus des tournois, droits à l’image,
calendrier, matchs terminés très tard ou disputés sous une trop
forte chaleur, violation de la vie privée de la part de l’ITIA…),
et Novak Djokovic souhaite surtout que plus de joueurs puissent
vivre du tennis : « Au sommet, on gagne beaucoup d’argent et
je ne peux pas du tout me plaindre pour moi-même. Mais on est
probablement autour de 400 à en vivre, ce qui n’est pas assez pour
un sport global comme le nôtre. Je veux voir ce nombre grossir. Je
parle de ces questions depuis des années, nous sommes le
troisième sport le plus populaire du monde mais si l’on se pose la
question de maximiser le potentiel de ce sport, nous n’arrivons
qu’en neuvième ou dixième position. Il y a beaucoup de
place pour s’améliorer et on le sait tous dans notre sport. »
Les instances entendront-elles le message ?
https://www.sports.fr/wp-content/uploads/2025/03/djokovic-210325.jpg