Antoine Rabiot, les très lourdes accusations contre le PSG
Longuement interrogée dans
l’émission Complément d’enquête diffusée ce jeudi soir sur France
2, Véronique Rabiot a dépeint un tableau très sombre de Nasser
Al-Khelaïfi.
Le témoignage de Véronique Rabiot dans le numéro spécial
consacré à Nasser Al-Khelaïfi était très attendu. Alors que de
nombreux intervenants ont souhaité témoigné de manière anonyme, la
mère de l’ancien joueur du PSG n’a pas hésité à répondre aux
questions de Tristan Waleckx, le présentateur de l’émission et à
s’en prendre au président du PSG.
« Je pense que je le connais bien, nous nous sommes
souvent rencontrés de 2014 à 2018. Il peut être sympathique,
abordable. Il peut être franchement désagréable »,
a-t-elle ainsi confié, expliquant que sa relation avec le dirigeant
qatari s’était dégradée à partir du moment où son fils avait refusé
de prolonger avec le club de la capitale.
« On avait une très bonne entente même. Il était
proche d’Adrien, il avait même je pense de l’affection pour Adrien.
Il y a eu des tensions à partir de 2018 quand Adrien a souhaité
partir. Adrien a été mis au placard parce qu’il ne voulait pas
resigner, a-t-elle soufflé. Il ne gère pas le non. Ça
peut être la colère, mais c’est surtout la guerre. Il m’avait dit :
« ce sera la guerre. » Et ça a été effectivement la
guerre. »
« Adrien Rabiot a été détesté »
Et Véronique Rabiot de raconter que le président parisien avait
notamment refusé d’exempter l’international tricolore alors que le
père de ce dernier, atteint depuis 12 ans d’une maladie
neurologique paralysante, vivait ses derniers jours. « Moi
je demande qu’il soit libéré parce que sa grand-mère vient de
mourir et que son père est mourant. On savait qu’il allait mourir
pendant qu’il serait au Qatar », a-t-elle expliqué avant
que Complément d’enquête ne diffuse la réponse d’Antero Henrique,
alors directeur sportif du club de la capitale : refus
catégorique.
Et la mère d’Adrien Rabiot d’évoquer également l’armée numérique
à laquelle a eu recours le PSG pour discréditer ses propres joueurs
sur les réseaux sociaux. « Ça a été efficace, il a été
plus que mal aimé, il a été détesté, a-t-elle lancé avant de
s’en prendre à Jean-Martial Ribes, ancien directeur de la
communication du PSG : « Je parlais très souvent à
Jean-Martial, je l’ai rencontré très souvent. S’il y a un traître
dans l’histoire, c’est lui, ce n’est pas moi. Je lui demandais
d’être avec nous dans les discussions, il était très sympa.
»
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